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Lịch sử, Văn học, Xã Hội

Một câu truyện về Cải Lương trên báo L’Ère Nouvelle (Nhựt tân báo) 1929

Trong thập niên 1920, cải lương phát triển rộng rãi và nhiều ban cải lương được thành lập ở Saigon và các tỉnh. Các gánh cải lương đi nhiều nơi trình diễn ở miền Nam. Như câu chuyên dưới đây về cô đào cải lương, gánh cô có đi xuống Cần Thơ trình diễn. Trên báo “L’Ère nouvelle” (Nhựt Tân báo) số ngày 25/2/1929 có câu truyện về một cô đào Cải Lương do một người Pháp tên là Bernardoni kể: đó là câu chuyên bi thương về mối tình và cuộc đời của Thi-Hai với một thầy giáo.

Conte de “l’Ère Nouvelle” La petite chanteuse

À mon arrivée en Cochinchine, une en de mes premières connaissances fut une petite chauteuse de Cai-Luong.

Elle s’appelait Thi-Hai.

D’un physique agréable, quoique grande, d’une gantillesse et d’une affabilité à toute épreuve. Tel était son portrait, au moral et au physique. Elle la avait une amie : Thi-Tu chanteuse et dance comme elle.

Un, soir, en scène, Thi-Hai fut remarquée par un jeune homme, Annamite.

C’était un instituteur. Il était beau gars. Il lui plut. Ils s’aimèrent.

Le jeune instituteur était marié- Sa femme, Thi Ba, était une de ces créatures dont ou peut dire à première vue : Toi, ma belle, tu respises la fausseté par tous lei pores de ta peau. »

Thi Ba était, en effet, d’un caractère renfermé, sournoise au possible. Elle n’avait qu’une petite faiblesse : elle aimait son mari.

Lorsqu’elle connut la liaison de celui-ci avec la petite chanteuse elle mit tout en oeuvre, mancuvrant savamment, pour que cette liaisons ne fût pas de longue durée et restât une simple passade. Hélas ! il était écrit — comme disent les Arabes —que cette amourette deviendrait un grand amour et vue et amour serait pour les amants un lourd fardeau à porter : la misere et les larmes.

Au bout d’un certain temps Thi-Ba, ‘ voyant qu’elle n’arriverait pas à les séparer, sembla se sésoudre pourrait-on dire, à les unir.

Elle alla un beau jour trouver la petite thi Hai et avec des paroles meilleuses, cachant la fiel et le dépit, elle la pria de venir cohabiter sous le même toit, lui disant que, puisqu’elle aimait son mari et que son mari l’aimait, elle ne voudrait ea aucune façon être un obstacle à leur bonheur.

A ces mots, thi Hai.lui sauta an con..Simple et bonne, elle croyait le monde foncièrement bon.

Le mari voyant arriver chez lui sa femme eu compagnie de sa maitresse et apprenant ce qui s’était passé, remercia thi Ba de cette marque de bonté — car, n’est-ce pas un geste noble pour une femme que d’introduire la maitresse de son mari sous son toit !.

De moins tout portait a le croire sans la fourberie de thi-Ba.

La petite thi Hai s’en rendit compte bientôt, mais n’osa se plaindre, s’estimant heureuse malgré les nuages noirs qui s’accumulaient an ciel de son bonheur et annonçaient la grande.tempête. Vaillante, elle attendait l’orage avec calme. Mais ce ne fut à aacun moment autre chose qu’une petite bourrasque (un potite grain disent les matelots). Un soir, Anh Ba voulut caresser sa. maîtresse ; mais elle se plaignit d’être malade et ne voulut pas céder.

Comme il insistait, sa femme intervint, mai lui en prit. Le mari furieux et devenu brutal, m rua sur la légitime et se mit à la frapper.Thi-Hai s’interposa; et alors, dans nn véritable accès de fureur le mari et amant, bousculant tout dans la maison frappa à tour de bras sur les deux malheureuses femmes qui n’en pouvaient mais !

La scène que Thi-Hai avait provoquée ne lui avait rapporté qae des coups, mais elle en. était heureuse puisque, de ces coups, Thi.Hai en avait ramassé une bonne dose Ce fut pour ces trois êtres ane nuit affreuse, Thi-Hai la pauvrette, ne pensait plus qu’à la fuite, retourner à son cher théâtre où, au moine, si l’existence n’était pas des plus brillantes elle avait connu la paix du coeur et les plaisirs des feux de la rampe.

Ella était dans cet état d’esprit quand le jour pointa à l’orient et le soleil se leva radieux comme si rien n’était changé sous la calotte des cieux. La vie reprenait sans changement dans la nature sauf pour le-coeur de la petite artiste. Là, une large blessure s’était ouverte, par où s’échappait la joie de vivre. En un mot elle était dégoûtée de la vie et de l’amour. Hélas ! quand la malheur est après quelqu’un. il s’y acharne et ne le quitte pas de sitôt

Ce n’était que le début. Le calvaire de la malheuseuse devait durer longtemps il n’est pes terminé, ni près de finir.

Mais n’anticipons pas.

Vers six heures at demie Monsieur l’intituteur alla reprendre son collier à l’école. Sur son visage d’oriental rien ne transpirait de la scène de la nuit écoulée. Rien que le calme le plus parfait en dépit de la grande agitation intérieure. Il se montra même plus affable que de coutume avec ses élèves. Sitôt qu’il fut parti, pour n’éveiller aucun souçpon, elle s’empara de ses bijoux seulement, laissa sa garde robe à la maison puis sous prétexte d’aller au marché elle s’enfuit vers Saigon la PERLE où alla trouva la troupe de Cai luong qu’elle avait quittée pour,croyait-elle, le bonheur. Son amie, Thi-Tu, la recut sur son coeur et cela la fit pleurer. Thi-Tu essuya lea larmes de son amie et dans la belle langue annamite, si harmonieuse lorsqu’elle s’est employée pour caresser, aile la consola de son mieux. Puis comme elle était la femme du sous-directeur, gérant de la troupe elle alla immédiatemeut le prier d’engager son amie, ce qu’il lui accotda.

Thi-Hai croyait se guérir de son amour en reprenaut la livrée d’artiste, elle ne parvint qu’à aviver sa jalousie, l’amonr restant ancré en elle. Sur la scène, elle se donnait toute à son role mais dès qu’elle quittait les planches et l’éclat des lumières, l’amour la repiaçait et lui faisait endurer le martyre.

Parfois, Thi Tu la surprenait dans ces moments de désespoir intime et avec des mots très doux at très câlins elle la consolait, ou pour mieux dire, essayait de la consoler car la blessure était trop profonde.

A quelque jours de là, la troupe partit pour Cantho et c’est là que l’amant, après avoir quitté l’école et ses éleves, vint la retrouver. Il voulut la reprendre, elle ne voulait plus pressentaut des malheurs nouveaux et prochains qui allaient s’abattra encore sur elle; mais il fut si entreprenaut ; il la convainquit par les promesses les plus attrayantes, il fit des dépenses folles et jura de se tuer si elle ne le suivait pas.

Elle se laissa reprendre et se redonna toute entière. Il vivraient loin de son pays, à lui, ils seraient si heureux qu’encore une fois elle quittait la théâtre malgré sss pressentiments et les conseils de son amie Thi-Tu.

“Va, lui dit celle-ci, la voyant heureuse, et que le ciel te soit clément. Puisse Dieu t’épargner bien des larmes, ma douce amie. »

Mais Dieu est sourd parfois at n’entend pas toujours les prières sorties du plus profond du coeur et adressées à lui avec toute la ferveur de la plus ardente foi.

Ils partirent, ils vécurent quelque temps comme des amoureux ou des bohémiens puis Thi-.Ba, qui elle, voulait reprendra son mari, les retrouva dans uu hôtel de Saigon où ils s’étaient échoués et où ils étaient à bout de ressources. Elle aut plaider au cause tout en ne semblant defender que la leur et, ils finirent par reprendre la vie commune an ATTELANT à trois.

Anh Ba avait perdu sa place, il monta un salon de coiffure à Tan Hang mais les clients sont rares à la campagne où presque tous les hommes portent encore le chignon.

La misere avec son cortège de hideurs avançait à grands pas et s’installait dans le ménage. Laa deux femmes, la légitime d’abord, vendirent leurs bijoux ou plutôt les engagèrent et avec cet argent vécurent quelques mois encore puis ce fut la misere noire.

Alors Thi-Ba voyant qu’elle n’arriverait pas à reconquérir son mari resolute de se venger et sa vengeance fut terrible d’autant plus que les deux malheureux ne c’en étaient paa encore aperçus. Thi-Ba partit un beau jour leur souhaitant bonheur, santé, prospérité et longue vie. Le lendemain de son départ, Anh-Ba se réveilla avec les yeux malades. Quelques temps après, l’oeil droit était perdu sans retour et l’oeil gauche suivit. Maintenait il est aveugle et espère revoir un jour la lumière.

……………………….

Dernièrement, dans les couloirs du Palais de justice, une femme Annamite tout de noir vêtue m’appela de la main, je m’approchai at à ma grande surprise et à ma stupéfaction je reconnus la petite chanteuse habillée de toile grossière at les pieds nus. Je lui demandai des ses nouvelles et ce qu’elle venait faire au palais.

Elle m’expliqua que le frère de son mari l’avait frappée à Saigon présumant qu’elle avait abandonné son frère à lui, très maiheureux et aveugle alors qu’elle était venue à Saigon acheter des médicaments pour la soiger. Je l’invitais à venir chez moi et après qu’elle se fut restaurée je l’accompngais au village qu’elle habite. Je retrouvais Anh-Ba couché sur an basflasic elle l’appela et lui dit que j’étais là. Il tendit sa main comme font les aveugles et me dit tristement: “Je suîs très malheureux, monsieur, j’ai peur de rester aveugle ». En voyant cette face ravagée par la souffrance, je ne pus m’empêcher de frémir tout entier tout en lui disant les paroles de réconfort et d’espoir qu’on prononce en de pareils cas.

BERNARDONI

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